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Article issu de Territorial.fr
Le 1er juillet dernier, la Belgique a repris le flambeau à l'Espagne pour assurer la Présidence tournante du Conseil de l'Union européenne pour une période de six mois.
La Belgique, actuellement dans une phase de transition suite aux récentes élections, nourrit des ambitions modestes pour cette présidence. Elle vise essentiellement à poursuivre les travaux déjà engagés sous les présidences précédentes et découlant pour une large part de l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne, de la révision de la stratégie de Lisbonne et des problématiques de gouvernance économique.
Mais au-delà de l'agenda, cette présidence pourrait constituer pour le Président en exercice du Conseil européen, H. Van Rompuy, une occasion de s'affirmer davantage que sous la Présidence espagnole. Il est en effet acquis que la Présidence belge sera dictée par sa situation de politique intérieure. En effet, un nouveau gouvernement de coalition doit venir remplacer l'actuel gouvernement sortant de Y. Leterme, une fois l'accord de coalition trouvé. Cela signifie donc, comme ce fut notamment le cas il y a quelques mois, lors de la présidence tchèque, que la tête de l'exécutif belge changera en cours de présidence, ce qui n'est jamais idéal dans la poursuite d'un agenda européen sur six mois, se préparant traditionnellement plusieurs mois à l'avance.
Ce concours de circonstance constitue ainsi, pour l'ancien premier Ministre belge H. Van Rompuy, Président en exercice du Conseil européen depuis le 1er janvier, une opportunité unique de s'affirmer sur ce nouveau poste. En effet, au premier semestre 2010, le chef de gouvernement espagnol, en dépit des innovations institutionnelles du traité de Lisbonne, a continué à exercer un rôle moteur dans la présidence de son pays, vidant le poste de président du Conseil d'une partie de sa substance.
A noter que la présidence belge devra s'atteler au suivi de la mise en place du futur service européen d'action extérieure qui a fait l'objet d'un accord politique entre le Conseil et le Parlement récemment et qui constitue un enjeu majeur pour
la future diplomatie européenne.